Le caféier, l’histoire de ses variétés

Le caféier est un arbuste que les botanistes classent dans la famille des rubiacés. S’il peut monter jusqu’à 12 m de hauteur, les cultivateurs ne le laissent pas pousser au-delà de 4 m. La floraison débute généralement la 2 e ou la 3 e année après la plantation. Mais il existe d’importantes différences selon les espèces.

Le caféier est un arbuste que les botanistes classent dans la famille des rubiacés. S’il peut monter jusqu’à 12 m de hauteur, les cultivateurs ne le laissent pas pousser au-delà de 4 m. La floraison débute généralement la 2 e ou la 3 e année après la plantation. Mais il existe d’importantes différences selon les espèces.

Nous avons tous en tête les deux grandes familles « arabica » et « robusta ».
En réalité, le nombre de variétés est bien plus riche.

LES ARABICAS

LES ARABICAS

A l’origine, l’Ethiopie

La famille des « arabica » est de loin la plus importante. Elle se décompose en de nombreuses sous espèces dont les noms témoignent de l’histoire mouvementée qu’ont connue les premiers plants issus de l’Ethiopie. Car à la source de tous les « arabica » sont les variétés éthiopiennes regroupées sous l’appellation moka. Moka est en fait le nom du port yéménite par lequel transitaient les premières exportations de café organisées par les arabes à partir du 13e s, d’où le nom « arabica »

L'Ethiopie, là ou le terroir prend tout son sens

L’Ethiopie est sans aucun doute le pays le plus riche en variétés d’«arabica ». Si on a pris pour habitude de rassembler les cafés éthiopiens sous l’appellation moka, il existe derrière ce terme une infinité d’espèces endémiques qui n’ont pas fait l’objet d’études approfondies de la part des botanistes. Présentes depuis des milliers d’années, contrairement aux autres territoires de production, elles se sont développées à l’état sauvage dans des forêts caféières.

La diffusion de l’arabica
sur 3 continents

Au 17e siècle, pour échapper au monopole yéménite, les Hollandais ont été les premiers à parvenir à faire pousser des graines issues des variétés éthiopiennes dans leurs colonies indonésiennes. Cette variété a pris le nom de Typica, ce qui signifie la première variété. A partir de plants offerts par le maire d’Amsterdam à Louis XIV, les français développèrent sur l’Ile de la Réunion, appelée autrefois l’Ile Bourbon, une nouvelle variété qui a pris le nom de Bourbon. La diffusion de ces plants d’arabica sur les continents américain, asiatique et africain est indissociable de l’histoire coloniale de l’époque moderne.

Amérique

Exportés avec la colonisation du « nouveau monde », le Typica et le Bourbon sont à l’origine des nombreuses variétés que l’on trouve en Amérique centrale et en Amérique du Sud. Fruits de croisements et d’adaptations aux nouveaux terroirs, les premières variétés d’arabica se sont largement diversifiées. Certaines espèces sont le résultat de mutations naturelles liées à l’adaptabilité aux terroirs comme le Catturra dérivé du Bourbon, le Maragogype descendant du Typica, le Pacas mutation du Bourbon. D’autres sont le fruit de croisements afin d’améliorer les rendements comme le Mundo Novo, hybride entre le Bourbon et le Typica, le Catuai croisement entre le Caturra et le Mundo Novo, ou encore le Pacamara et le Maracaturra.

Afrique

A côté de l’Ethiopie, d’autres pays comme le Kenya ont développé des espèces uniques à partir de Moka ou de Bourbon. On y trouve notamment le K7, SL28 ou le SL34 , SL étant l’acronyme de Scott Laboratories, laboratoire britannique ayant créé ces nouvelles espèces dans les années 1930.
Ainsi à partir des premières espèces connues, de nombreuses sous espèces sont apparues. La variété Bourbon se décline désormais en bourbon rouge (très présent au Rwanda), jaune, orange ou rose alors que la variété endémique de l’Ile de la Réunion est appelée Bourbon pointu.

Asie

En Asie, on observe le même phénomène. Le Typica planté à Java en Indonésie est devenu le Java. Le croisement entre un arabica et un robusta a donné naissance au Timor et un hybride de Caturra et de Timor a donné naissance au Catimor.

A l’origine, l’Ethiopie

La famille des « arabica » est de loin la plus importante. Elle se décompose en de nombreuses sous espèces dont les noms témoignent de l’histoire mouvementée qu’ont connue les premiers plants issus de l’Ethiopie. Car à la source de tous les « arabica » sont les variétés éthiopiennes regroupées sous l’appellation moka. Moka est en fait le nom du port yéménite par lequel transitaient les premières exportations de café organisées par les arabes à partir du 13e s, d’où le nom « arabica »

L'Ethiopie, là ou le terroir prend tout son sens

L’Ethiopie est sans aucun doute le pays le plus riche en variétés d’«arabica ». Si on a pris pour habitude de rassembler les cafés éthiopiens sous l’appellation moka, il existe derrière ce terme une infinité d’espèces endémiques qui n’ont pas fait l’objet d’études approfondies de la part des botanistes. Présentes depuis des milliers d’années, contrairement aux autres territoires de production, elles se sont développées à l’état sauvage dans des forêts caféières.

La diffusion de l’arabica
sur 3 continents

Au 17e siècle, pour échapper au monopole yéménite, les Hollandais ont été les premiers à parvenir à faire pousser des graines issues des variétés éthiopiennes dans leurs colonies indonésiennes. Cette variété a pris le nom de Typica, ce qui signifie la première variété. A partir de plants offerts par le maire d’Amsterdam à Louis XIV, les français développèrent sur l’Ile de la Réunion, appelée autrefois l’Ile Bourbon, une nouvelle variété qui a pris le nom de Bourbon. La diffusion de ces plants d’arabica sur les continents américain, asiatique et africain est indissociable de l’histoire coloniale de l’époque moderne.

Amérique

Exportés avec la colonisation du « nouveau monde », le Typica et le Bourbon sont à l’origine des nombreuses variétés que l’on trouve en Amérique centrale et en Amérique du Sud. Fruits de croisements et d’adaptations aux nouveaux terroirs, les premières variétés d’arabica se sont largement diversifiées. Certaines espèces sont le résultat de mutations naturelles liées à l’adaptabilité aux terroirs comme le Catturra dérivé du Bourbon, le Maragogype descendant du Typica, le Pacas mutation du Bourbon. D’autres sont le fruit de croisements afin d’améliorer les rendements comme le Mundo Novo, hybride entre le Bourbon et le Typica, le Catuai croisement entre le Caturra et le Mundo Novo, ou encore le Pacamara et le Maracaturra.

Afrique

A côté de l’Ethiopie, d’autres pays comme le Kenya ont développé des espèces uniques à partir de Moka ou de Bourbon. On y trouve notamment le K7, SL28 ou le SL34 , SL étant l’acronyme de Scott Laboratories, laboratoire britannique ayant créé ces nouvelles espèces dans les années 1930.
Ainsi à partir des premières espèces connues, de nombreuses sous espèces sont apparues. La variété Bourbon se décline désormais en bourbon rouge (très présent au Rwanda), jaune, orange ou rose alors que la variété endémique de l’Ile de la Réunion est appelée Bourbon pointu.

Asie

En Asie, on observe le même phénomène. Le Typica planté à Java en Indonésie est devenu le Java. Le croisement entre un arabica et un robusta a donné naissance au Timor et un hybride de Caturra et de Timor a donné naissance au Catimor.

Les arabicas ont en communs de pousser dans un climat tropical tempéré par l’altitude. Celle-ci est souvent un facteur déterminant pour la qualité d’un arabica qui a besoin d’une pluviométrie importante et de températures extrêmes ne dépassant pas 4°C et 30°C. Régulièrement on découvre ou redécouvre des espèces tel le Geisha, moka identifié dans les années 30 en Ethiopie, exporté au Panama dans les années 60 et rendu célèbre dans les années 2010 par quelques planteurs colombiens.

LE ROBUSTA

LE ROBUSTA

Le robusta fait partie de la famille des Canephora. Découvert à la fin du 19e siècle en Afrique de l’Ouest, le robusta est une plante moins fragile qui pousse dans un climat subéquatorial humide et chaud. Plus riche en caféine, il a une saveur moins subtile, plus amère que les arabicas.